mercredi 30 mai 2007

Le dernier des géants, les adieux du Duke !














Ce n'est certainement pas le meilleur de John Wayne, mais c'est assurément le plus émouvant ! Le dernier des géants est le testament du Duke, qui joue quasiment son propre rôle, dans le film. Vieux cow-boy fatigué, J.B.Books apprend qu'il est atteint d'un cancer incurable. Fataliste, il passera ses derniers jours en compagnie d'une charmante veuve et finira, comme il avait vécu, dans le vacarme assourdissant d'un dernier duel! Film crépusculaire sur une époque révolue. John Wayne, Lauren Bacall, James Stewart, Richard Boone, John Carradine, les géants qui ont fait l'histoire du western hollywoodien brillent, encore une dernière fois de leur mille feux ! Une époque se finit, un nouvelle commence !
John Wayne aurait eu 100 ans le 26 mai dernier. Testez vos connaissances sur The Duke en répondant à ce QUIZZ.
Un petit hommage visuel en l'honneur du cowboy centenaire.

lundi 28 mai 2007

L'american way of life selon Edward Hopper !









Edward Hopper (1882-1967) , fils d'un marchand d'étoffes prospère fera son apprentissage artistique dans les écoles d'art de New York, puis en Europe, et surtout en France, où il effectua trois séjours, avant la Première guerre mondiale. A Paris, il fréquentera l'avant-garde, sans adhérer à aucun groupe, mais dans les galeries, il découvrira Cézanne, Degas, Monnet, Manet ou encore Matisse.
Hopper n'a rien d'un artiste maudit et la reconnaissance fut longue à venir. Le réalisme sobre, presque puritain, de ses tableaux, est célébré comme la nouvelle esthétique américaine. Très sensible aux architectures locales et aux paysages, j'avoue que je préfère plutôt ses évocations de la cité américaine dans ce qu'il y a de plus trivial. Hopper ne s'intéresse guère au gigantisme de la ville outre-atlantique, au gratte-ciel, symbole de puissance et de modernité mais plutôt au décor et aux scènes de la vie quotidienne qui agrémentent les journées du citadin, du Drugstore au Bar de Nuit (Nighthawks) en passant par le hall d'hôtel ou la scène de bureau !
Il y a quelque chose de cinématographique dans le style du peintre, au niveau de la palette chromatique et du cadrage très précis ("le cadre dans le cadre" cher à un cinéaste comme John Ford se retrouve dans son oeuvre !), et une vision de la ville qui dépersonnalise les individus, êtres impersonnels qui subissent, impassibles, les aléas de la vie moderne.
Loin de l'art médiatique et provocateur que fut le Pop Art d'après-guerre, Hopper s'est fait le témoin discret des promesses et des ambiguïtés de l'American Way of Life !
Regardez cette variation hopperienne sur l'amérique des années 20 :



mercredi 23 mai 2007

Le port de l'angoisse ou la rencontre de Bogey et Bacall !











Le port de l'angoisse qui se déroule dans les caraïbes françaises, fut la première rencontre entre Humphrey Bogart et sa future muse, Lauren Bacall. Curieusement, Bogey, dirigé par Howard Hawks, rejoue dans un film dans lequel il va entrer dans la Résistance, après Casablanca, comme quoi, les américains étaient assez inspirés sur le thème de la Résistance française, beaucoup plus que les français eux-mêmes !
Ce classique du film noir, vaut surtout pour l'apparition de la jeune et superbe Lauren Bacall, qui avait, à peine, 21 ans. La juvénile femme fatale envouta l'homme déjà mûr, 46 ans, qu'était Bogart ...Un couple mythique venait de naître et durera jusqu'à la mort de Bogey, tué par ses "clous de cercueil" (la cigarette ...) et par le whisky !
Testez vos connaissances sur l'acteur en répondant à ce QUIZZ.



samedi 19 mai 2007

Searching for Bobby Fischer, ou la quête d'un ange déchu !
















A la recherche de Bobby Fischer, le très beau film de Steven Zailian, évoque la fascination qu'un jeune garçon éprouve pour le champion américain des échecs, Robert Fischer. The wonderkid, l'américain qui fit trembler l'armada soviétique, dans les années 60, et qui arracha le titre mondial à l'élégant Boris Spassky, à Reykjavik, en 1972. Bobby le magnifique, protégé des dieux et espoir de l'Occident en ces temps de guerre froide. Robert le mystérieux, monomaniaque du jeu qui voua sa vie, dès l'âge de 6 ans, à cette quête folle vers le nirvana échiquéen. Touchant au but en terrassant le dandy soviétique, star mondiale, adulé par des millions de personnes, le solaire Bobby s'éclipsera dans le vaste monde, larguant les amarres d'avec les vivants pour disparaître à jamais du monde des 64 cases, laissant dans son sillage le souvenir évanescent d'un splendide jeune homme, chevalier de l'échiquier, Achille des temps modernes réduisant en poussière la suprématie rouge.
Ce garçonnet subjugué par la prestance du champion américain, décida de se donner, lui aussi, à la passion des 64 cases, c'est aujourd'hui le maître Josh Waitzkin.
Le bonhomme hirsute qui est réapparu en 1992, vociférant des propos incohérents, traînant sa dégaine d'illuminé misanthrope dans un monde qui n'est plus le sien, s'échouant en Islande pour ne pas finir dans un prison américaine, n'était qu'un fantôme surgi du passé et retourné, depuis, dans les ténèbres de sa folie intérieure. Le Bobby, que nous aimons, est bien mort un jour de 1972, sur les terres glacées d'Islande.
Testez vos connaissances sur Robert Fischer en répondant à ce QUIZZ.


mardi 15 mai 2007

The longest day, le casting le plus long !















Plus qu'un film de guerre, Le jour le plus long est avant tout un casting exceptionnel. John Wayne, Henry Fonda, Robert Mitchum, Richard Burton, Jeffrey Hunter, Peter Lawford, Richard Beymer, Bourvil, Gert Froebe, Curd Jurgens, Irina Demick, la liste serait trop longue !
Fresque guerrière monumentale, le général Einsenhower, commandant en chef des troupes alliés fut le conseiller technique du film ! Darryl F.Zanuck, le producteur du film, tycoon hollywooiden engagea pas moins de trois réalisateurs pour tourner le film !
Il me restera gravé le regard halluciné du Major Pluskat, joué par Hans Christian Blech, pétrifié par l'armada navale qui apparaît à l'horizon ! Cultissime !
Testez votre culture historique sur les débarquements lors de la seconde guerre mondiale en répondant à ce QUIZZ.


dimanche 13 mai 2007

Championnat d'échecs des BdR de Blitz, à Aix en Provence.


















Le championnat de Blitz des Bouche du Rhône s'est déroulé à Aix en Provence, samedi 12 mai, à partir de 14 heures 30 sous la férule du CDJE 13 et de son bon et dynamique président Chazeau-Laineur et avec l'aide du Président du club aixois, cheville ouvrière du projet, Jean Marc Giry.
Une cinquantaine de joueurs, grands et petits, s'étaient déplacés pour en découdre sur l'échiquier. Les aixois ont répondu évidement présents avec les deux meilleurs joueurs du club de l'Echiquier du Roy René, le plus français des bulgares, originaire de Varna, Stanislav Stoyanov et le plus aixois des marseillais, l'élégant Jean Paul Sebban. Tristan Fevat, Denis Nobili, Larbi Behleine, Antoine Vaïsse, Yves "le népalais" Loysel, Jean Marc Giry et son fils, Valentin, et moi même complétions l'armada aixoise.
L'"ancienne" jeune garde vitrollaise en la personne de Michael Diaz, Guillaume Montagard et Sébastien Peray était au rendez-vous, avec Philippe Barrielle. L"avignonnais", Philippe Duquesnoy, provençalement connu sous le surnom de "Duke", l'"istréen", Jean Pierre Girard, une délégation marseillaise, emmenée par Jean Pierre Mercier, venant aguerrir quelques jeunes talentueux, Hilda Hausard et Olivier Pleynet complétaient ce plateau prestigieux !
4 poules de 8 joueurs, qualifiant 2 joueurs pour une poule finale virent la qualification des aixois Stoyanov, Sebban, Behleine, des vitrollais, Diaz, Péray, Barrielle, du marseillais Jean Pierre Mercier et de l'avignonais Duquesnoy. La lutte fut féroce et Michael Diaz, qui a failli ne pas venir à cause de l'horaire "matinal" du championnat, sortit vainqueur, à égalité avec Stanislav Stoyanov, avec 5,5 sur 7 (mais victoire au départage) devant Jean Paul Sebban. A noter le prix féminin pour la redoutable blitzeuse, Hilda Hausard, le prix vétéran pour Jean Pierre Girard, qui comme le bon vin, se bonifie avec l'âge, et le Prix des Jeunes au marseillais Romain Burmenas, élève de Jean Pierre Mercier, qui gagna toutes les parties de sa poule.
Michael Diaz champion de Blitz des Bouches du Rhône 2007.
A l'année prochaine, Giraud Thierry.

Voici une des parties du championnat ...à vous de reconnaître les joueurs ...(hmmm, les Noirs ont un style indéfinissable, qui me rappelle un peu celui du monsieur qui remet les coupes, à la fin du tournoi ...)




mercredi 9 mai 2007

Le parrain, ou la renaissance de Marlon Brando !

















Evocation très "pianissimo" des tourments d'une famille maffieuse, sur laquelle le "Parrain", Don Vito Corleone//Marlon Brando, règne en maître absolu. Variation sicilienne sur la métamorphose d'un clan, qui attend la fin du "Parrain", joué par un Brando crépusculaire. La prise de pouvoir de Michael Corleone//Al Pacino, l'intellectuel de la famille, souligne le changement d'époque, la transformation du "crime business", passant de l'ère artisanale à la période industrielle, où la drogue, le blanchiment et le détournement des fonds publics seront les nouvelles mamelles du crime organisé. La disparition de l'héritier Sonny Corleone//James Caan, maffieux violent et sans tête, symbolise le passage de témoin vers des activités plus lucratives. Le nouvel Empereur, Michael Corleone, consacrera son nouveau sceptre dans le sang et la mort.
Le film, refusé par Sergio Léone, qui voulait écrire son propre film de gangsters (Ce sera "Il était une fois en Amérique") relança la carrière de Marlon Brando, plus vrai que nature en chef maffieux.
Testez vos connaissances sur Marlon Brando en répondant à ce QUIZZ.


mercredi 2 mai 2007

Pepe le Moko, ou la passion de Jean Gabin !











C'est toujours étonnant de voir des films de Gabin jeune ...l'image du patriarche, qu'il a si souvent joué, dans les années 60-70, est tellement forte, qu'elle parasite le souvenir que l'on peut avoir de l'acteur. Or il ne faut pas oublier que Jean Gabin était déjà une star, dans les années 30. La Belle équipe, Quai des brumes, Le jour se lève, La grande illusion, et j'en passe, avait déjà consacré notre homme comme une grande star française. Dans Pepe le Moko, où il retrouve un de ses réalisateurs fétiches, Julien Duvivier, Gabin, caïd de la casbah, va tomber sous le charme de Gaby, jouée par Mireille Balin, un flirt passager qui va vite se transformer en passion amoureuse, et consumer le pauvre Pepe. Il est à noter que Mireille Balin, qui fut accusée de "collaboration horizontale" durant l'occupation allemande, fut écartée des studios de cinéma, et mourut dans l'anonymat, en 1968.
Testez vos connaissances sur Jean Gabin en répondant à ce QUIZZ.