samedi 30 juin 2007

Le dernier train de Gun Hill, où quand Kirk affronte Anthony !



















Curieusement ce Dernier train de Gun Hill, a été éclipsé, cette même année 1959, par le Rio Bravo de Howard Hawks. Les deux films surfant sur la même thématique de la "forteresse assiégée" sont très différents dans leur narration. Le dernier train repose avant tout sur la confrontation entre Kirk Douglas et Anthony Quinn, deux amis qui vont s'affronter, alors que dans Rio, le "méchant", Claude Atkins, n'ayant pas l'envergure de son rôle, le film s'appuie surtout sur les relations entre le shérif et ses adjoints. Je noterais aussi, que formellement, Le dernier train est plus accompli que Rio Bravo. John Sturges a mis un soin dans les décors, chromatiquement très beaux, alors qu'Hawks, n'a pas donné au lieu de son film une esthétique particulière. Vous aurez compris que je préfère le western de Sturges à celui de Hawks, mais bizarrement, c'est plutôt le second qui a marqué les esprits !
Testez vos connaissances sur la filmographie de Kirk Douglas en répondant à ce QUIZZ.

Pour ceux qui veulent voir ou revoir le duel final :



dimanche 24 juin 2007

L'éclipse, variation amoureuse à Rome.


















Troisième et dernier volet de la trilogie d'Antonioni, après L'Avventura et La Note, cette Eclipse, variation sur l'amour et la vacuité, déploie son charme existentiel dans la cité romaine. Piero//Delon, trader virevoltant, se laisse séduire par la mystérieuse Vittoria//Monica Vitti. Les jeux de la séduction prennent ici un tempo "pianissimo", dans un Rome déserté, mettant en valeur la géométrie de la désormais moderne cité italienne. Une éclipse solaire, consacrant le couple Delon//Vitti comme un des plus beaux des sixties. Le plus beau film d'Antonioni !
Testez vos connaissances sur les actrices qui ont joué avec Delon, en répondant à ce QUIZZ.



mercredi 20 juin 2007

Blue Velvet, variation bleutée lynchienne.













Blue Velvet est une sorte d'ovni cinématographique, chromatiquement singulier, variation bleutée sur les rapports ambigus et sado-masochistes entre une chanteuse de cabaret et un psychopathe taraudé par le complexe d'Oedipe ! David Lynch réussit le tour de force de créer un univers esthétique froid et malsain , transmuant un film noir en histoire quasi fantastique. L'image de Fredercik Elmes et les décors de Patricia Norris sont les vrais stars du film, comme souvent, chez Lynch, l'histoire n'est souvent qu'un prétexte pour sombrer dans l'univers surréaliste du cinéaste.
Testez vos connaissances sur David Lynch, en répondant à ce QUIZZ.


jeudi 14 juin 2007

Le Carrefour de la mort, ou le baiser vénéneux de Tommy Udo.
















Kiss of death s'inscrit dans la lignée des polars quasi-documentaires initiés par le fameux producteur Mark Hellinger. L'ombre de "Big Apple" se déploie sur l'affrontement entre Nick Bianco//Victor Mature et Tommy Udo//Richard Widmark. Cet opus d'Henry Hathaway va lancer la carrière du jeune acteur américain, mais il est vrai que son interprétation du psychopathe ricanant, va rester dans les annales et donnera une aura ténébreuse à ce Carrefour de la mort. D'une facture très classique, Kiss of Death consacrera surtout la figure paradigmatique du tueur psychopathe, peut être le meilleur rôle du toujours vivant Richard Widmark !
Testez vos connaissances sur l'acteur américain, en répondant à ce QUIZZ.


samedi 9 juin 2007

Pour une poignée de dollars, le manifeste du western spaghetti !




















Un film manifeste, dans lequel Leone peaufine sa grammaire visuelle qui fera date, dans l'histoire du cinéma. Gros plan, musique lancinante, duel de regard, tempo "pianissimo", cynisme des personnages. La confrontation entre Clint Eastwood et le génial Gian Maria Volonte vaut le détour sans oublier le regard océan de Marianne Koch ... Pour une poignée de dollars n'est certainement pas le meilleur Leone, mais déploie une singularité narrative qui annonce les chefs d'oeuvre futurs.
Un petit QUIZZ sur l'ami Clint, pour tester vos connaissances sur l'acteur américain.



mardi 5 juin 2007

The Big Combo, ou de l'esthétique du film noir.















3 ans avant le génial, La soif du mal, de Welles, Joseph H.Lewis nous délivre un sombre polar. Les clairs-obscurs caravagesque du directeur de la photographie John Alton, la rigueur formelle de Lewis, sublime la blondeur immaculée de Jean Wallace, Mme Cornel Wilde, dans le privé, qui illumine la noire atmosphère de sa beauté slave. L'histoire, à la limite, est secondaire. Cornel Wilde, Richard Conte et ses deux sbires, Lee Van Cleef et Earl Holliman, ne sont là que pour mettre en valeur Jean Wallace, la blonde et Helen Walker, la brune. Formellement sublime, le film ne portera pas chance à J.H.Lewis, metteur en scène qui se vouera surtout à la réalisation de série TV, par la suite. Pourtant, il y avait du Welles dans ce Big Combo et du Garbo dans Jean Wallace ...
Un hommage à John Alton, un des grands directeur de la photographie d'Hollywood.


samedi 2 juin 2007

La canonnière du Yang-Tsé, variation dramatique le long du grand fleuve jaune.















La cannonière du Yang Tsé, variation dramatique le long du grand fleuve jaune, périple d'un bateau de guerre américain dans une Chine où la révolution gronde, réflexion sur les ambiguités de la période coloniale. Dans ce maellstrom historique, qui voit l'Empire mandchou, multiséculaire, s'effondrer sous les coups de la révolution républicaine, des destins amoureux se croisent et s'entrecroisent. Jake//Steve est ému par la beauté sage de de Shirley// Candice Bergen, son ami Frenchy//Richard Attenborough est subjugué par le charme oriental de Maily. Pris dans les soubresauts de l'histoire, les individus, faibles esquifs dans une mer déchaînée, ne peuvent que suivre leur tragique destin ...
Pourquoi ce film m'a autant marqué et m'émeut toujours autant ? Sûrement la magnificence des paysages, la quiétude le sens du sacrifice de Steve McQueen et le charme apaisant de Candice Bergen.
Testez vos connaissances sur le grand acteur en répondant à ce QUIZZ.
Un petit hommage à Steve McQueen :