Bardot, Piccoli, Jack Palance et Fritz Lang tournant un film sous le soleil de Capri, entre les promontoires calcaires et les eaux bleutées. Variation sur l'amour et la création, sur l'artifice cinématographique et l'incommunicabilité. Godard s'inspire de l'école picturale vénitienne, pianotant avec délicatesse sur les couleurs primaires, se jouant de la palette chromatique au détriment de la narration. Une fulgurance esthétique qui s'épuise sur les bords de la méditerranée, dans le souvenir d'Ulysse et la promesse d'une volupté moravienne.
Bardot n'a jamais été aussi sensuelle, dans ce mépris "contemplatif" et mélancolique, porté par la musique lancinante de Georges Delerue.
