dimanche 18 mars 2007

Le mépris, ou la beauté solaire de Bardot !














































Bardot, Piccoli, Jack Palance et Fritz Lang tournant un film sous le soleil de Capri, entre les promontoires calcaires et les eaux bleutées. Variation sur l'amour et la création, sur l'artifice cinématographique et l'incommunicabilité. Godard s'inspire de l'école picturale vénitienne, pianotant avec délicatesse sur les couleurs primaires, se jouant de la palette chromatique au détriment de la narration. Une fulgurance esthétique qui s'épuise sur les bords de la méditerranée, dans le souvenir d'Ulysse et la promesse d'une volupté moravienne.
Bardot n'a jamais été aussi sensuelle, dans ce mépris "contemplatif" et mélancolique, porté par la musique lancinante de Georges Delerue.


samedi 17 mars 2007

Détour, un des premiers "road-movie" de l'histoire du cinéma.












En novembre 1945, Edgar G.Ulmer sort "Détour", film-noir à petit budget qui va marquer la série B. Premier road-movie de l'histoire, le film consacre le triomphe de l'automobile sur les routes infinies de l'Ouest américain. A noter qu' Ulmer fut le chef décorateur dans M.le maudit, de Fritz Lang, en 1931. Quant à Tom Neal, au physique qui me rappelle Russell Crowe, il continua sa carrière dans les films de série B, tout en infligeant un KO à l'acteur Franchot Tone, au cours d'une rixe concernant l'actrice Barbara Payton ! En 1965, il tua "involontairement", sa troisième femme et fut condamné à 10 années de prison. Libéré en 1971, il décéda d'une crise cardiaque l'année suivante !






mercredi 14 mars 2007

Le charme désuet de l'Orient-Express.









Un superbe casting dans "Ce crime dans l'Orient-Espress", avec un Albert Finney magnifique en Poirot goguenard, et la toujours délicieuse Jacqueline Bisset, qui illumine de son charme fragile les boiseries lambrissées de ce train de légende. Lauren Bacall et Richard Widmark, vétérans du cinéma américain, complètent cette mystérieuse histoire.


lundi 12 mars 2007

Il était une fois en Amérique, ou la nostalgie de l'enfance !
















Un vieillard esseulé revient dans le quartier juif de son enfance à la recherche de son innocence perdue. Par la lucarne donnant sur une pièce vide, le pas léger et grâcieux de Deborah réapparaît dans un halo évanescent. Noodles au crépuscule de sa vie, revisite d'un regard mélancolique son enfance de gamin des rues, faisant les 400 coups avec sa juvénile bande. Cinq amis unis comme les doigts de la main qui défieront le monde, s'enrichissant dans le sillage de la prohibition. Noodles//De Niro voudrait bien s'épuiser dans les bras de la tendre Deborah, Max//James Woods ambitieux et cupide se perdra dans le goût du lucre et du pouvoir, rompant le pacte de sang qui le liait avec ses amis d'enfance. Noodles s'épuisera dans les paradis artificiels, oubliant ses rêves avortés dans un sourire vain.
Sergio Leone porte un regard fataliste sur la destinée des hommes, la corruption du monde des adultes trahissant les rêves enfantins. Et ... la musique lancinante de maître Ennio Morricone.
Vérifiez vos connaissances sur Sergio Leone en répondant à ce QUIZZ.