mercredi 24 octobre 2007

Rencontres du 3eme Type, ou l'émerveillement d'un petit garçon !

































Le 11 mars 1978, un petit garçon fête ses 12 ans, c'est la fête, son Tonton , Dédé, et sa Tante, Odette, vont l'emmener au cinéma, avec son frère Philippe, à Marseille, puis ils iront manger la pizza, Chez Tony, près de la Rue de Rome. Journée morose puisque la radio vient d'annoncer le décès de Claude François.
Le petit garçon a le choix entre la Coccinelle à Monte-Carlo ou Rencontre du 3eme type, mais il aime bien les films de soucoupes volantes, donc il choisit d'aller voir le second.
Le désert, cette musique lancinante, la belle voute céleste, le ciel menaçant ... le petit garçon ne comprend pas trop l'histoire, cet homme et cette femme magnétisés par un monticule, ces ovnis lumineux qui s'ébattent dans le ciel nocturne, cette quête mystérieuse ....une montagne, toujours la même musique, et puis ...le navire amiral, vaisseau céleste multicolore, au son des trompettes atterrit dans un vrombissement sourd. La rencontre, la foule pétrifiée, la lumière, instant magique et onirique ...Vous aurez compris que le petit garçon c'était moi, et l'écho sonore de cette rencontre ne m'a jamais vraiment quitté !
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vendredi 5 octobre 2007

Les choses de la vie.














Variation sur la fatalité, le destin qui vous foudroie, un beau jour d'été, sur une route de campagne, à un carrefour. Une histoire d'amour, un homme et une femme, la solaire Romy Schneider et Michel Piccoli, des regards qui se croisent, des complicités qui se créent, des amants qui s'épuisent, des horizons merveilleux qui se fracassent sur une route bucolique. Le temps d'un instant, le fil de votre vie défile, implacable et sourd, mélange de rêve et de réalité, dernier témoin d'une vie qui s'en va.
Les choses de la vie, peut-être le plus beau film de Claude Sautet. Que Romy était belle ! Il restera toujours, dans ma mémoire, cette chanson d'Hélène :


samedi 22 septembre 2007

Heureux qui comme Ulysse, la der de Fernandel !











Peut-être pas le meilleur film de Fernandel, mais certainement le plus émouvant ! Dernier long-métrage d'une carrière commencée 40 ans plus tôt, le comédien provençal, célèbre pour ses films avec Pagnol ou ses Don Camillo, traverse une dernière fois cette Provence qu'il a tant aimée, accompagnant un vieux cheval promis à un picador et donc à une mort certaine. Ce duo singulier, qui n'est pas sans rappeler La vache et le prisonnier d'Henri Verneuil, se dirige vers la Camargue, pays des taureaux et des oiseaux, à la recherche d'une nouvelle vie. Ulysse, le vieux cheval et Antonin, l'ancien garçon de ferme à la retraite, se soutiennent mutuellement dans une société qui ne les veut plus. Variation douce amère sur deux êtres qui ont vécu et qui sont en quête d'un nouvel espoir ... et puis, la belle ritournelle de Georges Brassens :
"Heureux qui comme Ulysse ..."

Un film prémonitoire puisque l'acteur décèdera peu après ...

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