samedi 3 mai 2008

Du tube cathodique à l'écran LCD !

Et oui, c'est fait, nous avons changé notre vieille toquante de la chambre, une vieille télévision, à tube, qui pesait 3 tonnes et avait une image plus qu'incertaine ! Nous avons donc craqué pour un petit écran LCD de 19', un Daewoo DSL19V1WCD, qui a le mérite d'intégrer un lecteur de DVD et de DviX dans sa carcasse d'ébène, ainsi qu'une entrée USB, très pratique pour lire quelques fichiers de type avi., vous voyez je ce que je veux dire ! L'image est superbe, meilleure que notre large écran Plasma du salon et l'appareil prend beaucoup moins de place que notre vieille Panasonic Quintrix, qui finira ses jours dans la décharge d'à côté, après des années de bons et loyaux services !
En espérant que ce LCD Daewoo soit de meilleure qualité que notre ancienne Daewoo Nexia, qui est vraiment partie en biberine, elle nous avait même lâché juste après Gênes, en avril 2005, alors que nous nous dirigions vers l'artistique Florence !


mercredi 5 mars 2008

L.A Confidential















Une excellente surprise que ce L.A.Confidential, que j'avais vu au cinéma dès sa sortie. Etant un fan de James Ellroy, je craignais d'être un peu déçu, par l'adaptation au cinéma de son opus californien. Et bien non ! Curtis Hanson a magnifiquement réalisé ce polar angelinien, dont il a rendu magnifiquement l'atmposphère années 50. Ce prodige d'ambiance, il le doit aussi à Jeannine Oppewall, qui se chargea de sélectionner les extérieurs pour la recréation physique de la ville. Russell Crowe, le flic violent, et Gary Pearce, le policier honnête, vont faire des enquêtes parallèles pour découvrir les auteurs du carnage de L'oiseau de nuit, en traversant un Los Angeles corrompue jusqu'à la moelle, où les gangsters fricotent avec les midinettes d'Hollywood et où les flics sont plus dangereux que les voyous ! Dans ce mode interlope, Lynn Bracken jouée par Kim Basinger apparaît comme un ange blond, sosie de Veronika Lake, qui va attiser la concupiscence des deux jeunes policiers. La réussite du film tient aussi a des seconds rôles étoffés, avec Kevin Spacey, James Cromwell, Danny di Vito, sans oublier Rolo Tolami ! Pour moi, un des meilleurs polars des 30 dernières années, dans la lignée de Chinatown et de Angel Heart !
Avant de mirer la bande-annonce du film, répondez à ce QUIZZ sur le film noir.



vendredi 1 février 2008

César et Rosalie.























Claude Sautet inaugure, au début des années 70, sa geste sur les moeurs des seventies, fille de Mai 68, qui va profondément bouleverser la carte amoureuse des français. Dans la lignée des Choses de la vie, le cinéaste évoque la compétition que se livre deux hommes, l'un, César, joué par Yves Montand,plus âgé, plus riche, plus établi, et son jeune concurrent, David, interprété par Sami Frey, beau comme un astre, à la séduction discrète. L'objet de ce double désir ? Rosalie, solairement joué par Romy Schneider, qui séduite par le beau David, n'en gardera pas moins de l'affection amoureuse pour César, vieux mâle touché dans sa virilité, humilié par ce jeune dandy à la crinière léonine ...Mais paradoxe de la situation, les deux rivaux vont apprendre à se connaître, et devenir ami, à la grande surprise de Rosalie.
Il restera de ce film l'image d'une Romy multiple, passant du ciré jaune sous la bruine bretonne au tailleur classique, en passant par le bikini sur une plage incertaine, et ce regard, parfois implorant, souvent rieur, et au final, mélancolique, comme le souvenir d'un amour évanescent, qui le fuira dès qu'elle s'en rapprochera ...
Cet extrait résume bien la personnalité de l'actrice ...une liberté indomptable qui se conjugue à une fragilité insondable !


dimanche 20 janvier 2008

Le bon, la brute et le truand.


































Dernier volet de la Trilogie des dollars, initié par Pour une poignée de dollars, en 1964, Le bon, la brute et le truand, tourné en 1966, est l'opus le mieux réussi. Sergio Leone a inventé une nouvelle grammaire cinématographique en s'appuyant sur un cinéma total, conjuguant l'art pictural et musical ! Il s'est nettement démarqué du western américain, qui fonctionnait de manière manichéenne, avec des héros positifs qui devaient rétablir la loi. Le cinéaste italien prend plutôt le contrepied de la démarche hollywoodienne, en présentant des anti-héros mus non pas par l'amour de la patrie ou de la loi, mais par la recherche du profit. Le héros léonien est cupide et cynique, il ne croit dans aucune idéologie collective et est très individualiste. Vieux réflexe anarchiste du maître italien, qui se méfie de tous les pouvoirs, Leone continuera son entreprise de déconstruction des mythes dans sa série d'Il était une fois ....
Le génie de ce film réside dans son casting magnifique, coup de génie de Sergio. Clint, Lee et Eli incarnent magnifiquement les archétypes qui leurs sont dévolus, entre caricature et humour, saupoudré de dialogues à la Audiard, avec des formules qui font florès !

"Tu vois Tuco, le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont un flingue, et ceux qui creusent. Toi tu creuses."

Sans oublier, bien sûr, la musique culte d'Ennio Morricone et le fameux cri de la hyène, trouvaille géniale qui ponctuera le film.
Blondin, Tuco et Sentenza resteront à jamais dans ma mémoire !
Avant de mirer le duel final, testez-vous sur l'oeuvre de Sergio Leone, en répondant à ce QUIZZ.



vendredi 4 janvier 2008

Un été 42.











Un été 1942, dans une station balnéaire, durant les vacances, Hermie, adolescent rêveur et timide va tomber sous le charme de Dorothy, une femme mûre dont le mari est parti à la guerre. Variation tout en nuance sur les émois de l'adolescence, la solitude, entre les horreurs de la guerre et l'horizon d'un désir. Le regard concupiscent d'un Gary Grimes répondra au sourire triste de la superbe Jennifer O'Neill, qui noiera son deuil dans les bras immaculés de ce jeune garçon, le temps d'un été, sur un pas de danse, accompagnée par la divine mélodie de Michel Legrand ! Nous sommes tous tombés amoureux de Jennifer O'Neill !
Avant de regarder un extrait du film, répondez à ce QUIZZ sur l'année 1942.






dimanche 23 décembre 2007

Scaramouche.
















Une bonne transition que ce Scaramouche, de George Sidney, tourné en 1952, puisque Janet Leigh y joue Aline de Gavrillac. Ce film de cape et d'épée, bénéficie de décors et de costumes magnifiques et il se caractérisera par le duel le plus long de l'histoire du cinéma, entre Stewart Granger//Scaramouche et Mel Ferrer qui jouait le Marquis de Maynes. Stewart Granger connaîtra son heure de gloire dans ses années 50, avec notamment Le prisonnier de Zenda, la même année, sous la direction de Richard Thorpe, le magnifique Contrebandier de Moonfleet, en 1955, de Fritz Lang, sans oublier Les mines du roi Salomon qu'il avait tourné au début de la décennie, en 1950. Curieusement, il disparut de la circulation dans les années 60, ne tournant que quelques films mineurs !
Il ne faut pas oublier le duo féminin joué par Eléanor Parker, la rousse au caractère bien trempé, et la douce Janet Leigh. Quant à Mel Ferrer, le ténébreux Marquis de Maynes, acteur toujours vivant, il a eu une carrière très inégale. Après avoir tourné, juste après la guerre, avec les plus grands réalisateurs, de John Ford à Anthony Mann, il collectionne, depuis une quarantaine d'années, les apparitions dans les films de série B pour ne pas dire de série Z !


dimanche 9 décembre 2007

Psychose, le chef d'oeuvre de sir Alfred !



















En 1960, le déjà très expérimenté Alfred Hitchcock va réaliser ce qui sera son chef d'oeuvre, Psychose. Ce long-métrage me paraît singulier dans l'oeuvre de sir Alfred. Plus habitué à filmer des histoires dans la haute société, aristocratique ou bourgeoise, à gloser sur les dessous parfois peu reluisants de la bonne société anglo-saxonne, le style du cinéaste anglais se rapprochait plus d'Agatha Christie que du film d'épouvante. Or, avec cet opus, l'anglais va créer la matrice du film de serial-killers, qui tranchera, par sa violence, avec ses autres productions. Son génie fut de choisir, pour jouer Norman Bates, un jeune acteur, Anthony Perkins, qui ressemblait au gendre idéal, exacerbant le côté effrayant du personnage. Un jeune éphèbe, lisse et bien mis, qui se révèlera un tueur psychopathe. L'autre trouvaille de Hitch, fut cette maison inquiétante, qui symbolisait les tourments psychologiques du jeune Norman, du Surmoi, au 1er étage, au Ca, dans la cave ! L'hôtel sera la manifestation métaphorique de l'esprit dérangé de Norman Bates. N'oublions pas, aussi, la blonde Janet Leigh, et cette scène d'anthologie, sous la douche, entre érotisme et maléfisme, qui résoudra la tension de la première partie du film.
Psychose est certainement un des films les plus modernes du réalisateur anglais, celui qui a le moins vieilli ! Testez vous sur la filmographie d'Hitchcock, en répondant à ce QUIZZ, avant d'apprécier la fameuse scène sous la douche !